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Pensée radicale

Pensée radicale

Une pensée radicale est une pensée allant jusqu'aux racines des problèmes afin de résoudre ceux-ci


LA CULTURE DE L’ÉGOÏSME - CHRISTOPHER LASCH & CORNELIUS CASTORIADIS

Publié par A. Campagne sur 13 Mars 2014, 16:15pm

Catégories : #Société

LA CULTURE DE L’ÉGOÏSME - CHRISTOPHER LASCH & CORNELIUS CASTORIADIS

Ma recension de l'ouvrage La Culture de l'égoïsme de Christopher Lasch et de Cornelius Castoriadis sera plutôt négative. En effet, l'idée d'avoir un aperçu global en peu de pages (moins d'une centaine) de deux grandes pensées critiques du 20ème siècle était extrêmement séduisante (car, pouvait-on espérer, cela éviterai aux lecteurs pressés de devoir lire La culture du narcissisme et Le Moi assiégé de Christopher Lasch et Les Carrefour du Labyrinthe - Tomes III & IV - de Cornelius Castoriadis, un bon millier de pages en tout). La déception n'a donc été que plus grande : l'entretien entre Lasch et Castoriadis a en réalité été assez pauvre : d'une part en raison de son caractère télévisuel, ce qui entraîne évidemment un appauvrissement en termes de contenu - de par sa courte durée (quelques minutes probablement), sa nécessaire "concision" (typique des débats télévisés, "concision" entre guillemets puisque n'ayant rien à voir avec un quelconque "esprit de synthèse", consistant plutôt en des thèses mal étayées et brouillonnes) et son enchaînement anarchique (un nombre de thématiques invraisemblables qui s'enchaînent un peu n'importe comment, étant - par ailleurs - traitées de manière confuse et médiocre) ; et d'autre part en raison des thèses assez décevantes - parce que pas assez critiques, pas assez radicales, trop nostalgiques (du bon capitalisme "classique" américain chez Lasch, par exemple) - des auteurs (apologie répétitive des Grecs et de l'aliénation politico-démocratique chez Castoriadis, pour donner un exemple). Les quelques rares bons morceaux de l'entretien figurent dans l'anthologie sélective qui suit : inutile, donc, d'acheter ce piètre ouvrage qui, en plus, est cher (10 euros pour une petite centaines de pages écrit en énormes caractères). On notera néanmoins une postface de Jean-Claude Michéa qui n'est pas aussi mauvaise qu'on aurait pu croire (quelques remarques intéressantes, également lisibles dans mon anthologie sélective), même si son propos demeure assez limité. Lecture plutôt déconseillée, donc, sauf de l'anthologie sélective disponible ci-dessous.

A. Campagne.

La première partie de l'ouvrage mise à disposition par l'éditeur

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