La presse est l’œil et l’oreille du monde. Car le monde est tellement aveugle et sourd qu’il permet à la presse d’exister (Kraus, cité, p. 64).
Le papier commande l’arme. Nous étions des invalides du fait des rotatives, avant qu’il y ait des victimes du fait des canons. [...] La dette de guerre de la presse, ce n’est pas qu’elle ait mis en marche les machines de mort, mais qu’elle ait vidé nos cœurs de toute substance, au point que nous ne puissions plus imaginer comment c’était (Kraus, cité, p. 95).
La presse est la grande fabrique qui produit l’ « opinion publique », et en même temps l’entonnoir de Nuremberg par lequel l’ « opinion publique » est déversée dans tous les crânes individuels. Elle est la nourrice du peuple [...] : elle règne et gouverne » (Kraus, cité, p. 114).
SCHMOCK OU LE TRIOMPHE DU JOURNALISME : LA GRANDE BATAILLE DE KARL KRAUS – JACQUES BOUVERESSE (EXTRAITS CHOISIS)
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