« Le secteur des TIC est à l’origine d’une quantité de gaz à effet de serre comparable à celle produite par l’aviation : 2 % des émissions globales » (p. 7).
« L’utilisation des nouvelles technologies a une « face cachée », souvent inconnue du grand public : le déploiement d’infrastructures, de taille très variable, allant des stations téléphoniques de base aux réseaux et aux centres de données (date centers). Ces centres […] sont par nature très énergivores : ces appareillages électroniques sophistiqués sont de gros consommateurs d’électricité, et réclament un système de climatisation important. […] Les data centers représentent 1,5 % de la consommation électrique, soit l’équivalent de la production de 30 centrales nucléaires » (p. 18).
" [La part des TIC en France est estimée] à 14 % de la consommation électrique […], soit près de sept centrales nucléaires ! Cela représente près de 5 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre en France ; ces 5 % représentent 500 kilos de gaz à effet de serre par personne ; c’est le quota auquel chaque humain aurait droit, si la capacité de la biosphère était divisée par le nombre d’habitants… […] Un avatar sur Second Life consomme autant d’énergie qu’un Brésilien moyen » (p. 20).
« L’arrivée des TIC a totalement annulé les gains énergétiques obtenus sur tous les autres équipements énergétiques domestiques depuis quinze ans ! » (p. 21).
« Une console de jeu […] [consomme] davantage en veille qu’en fonctionnement ! » (p. 21).
« Vingt messages accompagnés d’une pièce jointe de un mégaoctet par jour et par personne représenteraient annuellement les émissions de CO2 équivalentes à plus de 1 000 kilomètres parcourus en voiture » (p. 25).
« La production globale de déchets électriques et électroniques […] était estimée en 2009 à environ 40 millions de tonnes par an […]. Chargés sur des camions de 40 tonnes et de 20 mètres de long, cette masse de déchets représente une file de 20 000 kilomètres » (p. 26).
« Les déchets produits par les TIC sont toxiques, et difficilement recyclables du fait de leur composition » (p. 27).
« Le processus de fabrication des TIC n’est pas très propre non plus : il nécessite l’utilisation de solvants, d’acides, de métaux lourds et de composés organiques volatils » (p. 28).
« Les conditions de recyclage et d’élimination […] sont souvent désastreuses : un échantillon d’eau de la rivière Lianjiang, proche d’un village de recyclage chinois, a révélé des taux de plomb 2 400 fois plus élevés que les standards préconisés par l’OMS […]. Les ouvriers travaillent sans masque, et ce sont souvent de jeunes enfants » (p. 29).
« Certaines filières, comme le coltan, […] ont été pointées pour leur rôle dans les guerres en Afrique, et particulièrement en […] RDC » (p. 32).
« La miniaturisation provoque une augmentation du nombre d’éléments utilisés » (p. 32).
« Les gains récents en terme d’impact écologique sont à relativiser » (p. 37).
« Lire un livre dans une bibliothèque est, de l’avis de tous, l’activité la moins coûteuse sur le plan énergétique » (p. 71)
« À partir de 50 pages lues sur écran, mieux vaut lire sur papier » (p. 71).
« 60 % des Français interrogés […] pensent que leur mode de consommation a une incidence… positive sur l’environnement ! » (p. 100).
LA FACE CACHÉE DU NUMÉRIQUE - FABRICE FLIPO (EXTRAITS)
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