L'animal-machine est une théorie suggérée par Descartes et reprises par d'autres (Malebranche, philosophe français cartésien du 18ème siècle, qui battait son chien en disant que celui-ci hurlait "mécaniquement" ; ou encore Paul Leroy-Beaulieu, économiste français du 19ème-20ème siècle, qui déclarait en 1888 dans son Précis d'économie politique : "Les animaux sont de simples machines") au milieu du 17ème siècle, selon laquelle l'animal n'a aucune sensibilité, n'est qu'un automate, qu'une machine. Il fondait alors une longue tradition spécifiquement moderne et occidentale qui perdure encore aujourd’hui, réduisant ontologiquement « l’animal » à quelque chose de non-vivant et de mécanique, précondition ontologique à son instrumentalisation. Celle-ci s’est opérée principalement à travers l’élevage moderne, responsable de l’extermination industrielle de dizaines de milliards d’animaux chaque année dans des conditions apocalyptiques (proches de celle des camps d’extermination nazis), avec des conséquences sanitaires et écologiques catastrophiques. L'actualité de cette théorie fondatrice du génocide industriel des animaux d'élevage est examinée de manière très intéressante par Raphaël (ingénieur agronome, directeur de recherche à l'INRA - spécialité zootechnie) et Catherine Larrère (philosophe).
Une conférence magistrale sur l'actualité de l'animal-machine de Raphäel et Catherine Larrère
L'actualité de l'animal-machine