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Pensée radicale

Pensée radicale

Une pensée radicale est une pensée allant jusqu'aux racines des problèmes afin de résoudre ceux-ci


LA « PENSÉE RADICALE » GAZÉE

Publié par Pensée radicale sur 29 Novembre 2015, 18:24pm

Catégories : #Actualités

LA « PENSÉE RADICALE » GAZÉE

L’auteur de « Pensée radicale » a été gazé et interpelé violemment pour avoir manifesté non-violemment son opposition au capitalisme écocide et aux mesures « terroristes » de l’État policier (suspension des droits de l’homme et des libertés – nous n’avions déjà que ça –, répression des militants anticapitalistes et écologistes, perquisitions arbitraires, etc.). Les "valeurs" de l'Etat capitalistes français (liberté, égalité, fraternité) ont été portés hauts-et-forts : liberté de se faire gazer, matraquer, interpeler ; répression égalitaire de tous ceux qui étaient là ; fraternité à coups d'insultes, de gazage, de matraquage. Les prétextes fallacieux de « sécurité » sont nuls et non avenus, puisque :

  • L’État capitaliste décrète l’état d’urgence et nous interdit de manifester, mais l’État n’est pas seul voix légitime en « démocratie » et n’a pas droit de nous imposer ses vues, et nous avons droit de déclarer cette interdiction (et aux autres mesures liberticides de l’état d’urgence) illégitime, et de manifester publiquement (et non-violemment, en l’occurrence) notre opposition. De plus, l’Etat capitaliste réprime aussi violemment en temps normal (Notre-Dame-des-Landes, Testet, etc.) et même lorsqu'il n'y a pas de soi-disant "casseurs" ou "black block" (Indignés, etc.), donc ce serait une mauvaise excuse que de dire qu’il s’agissait d’une violence exceptionnelle pour des circonstances exceptionnelles (état d’urgence) ;
  • L’État capitaliste dit nous interdire de manifester pour des raisons de sécurité, sécurité de ses agents répressifs et de nous-mêmes. Concernant cette dernière, envoyer des centaines de CRS autour de République était complètement « anti-sécuritaire », de même que forcer des milliers de manifestants étalés sur une place énorme à se regrouper (en raison de l’avance du rouleau-compresseur militaro-policier) dans une minuscule espace en attendant de se faire violemment embarquer. La répression était donc « anti-sécuritaire » du point de vue même de l’État, puisque y’aurait-il eu un attentat qu’il aurait fait doublement plus de morts : plus de CRS, et plus de manifestants puisque ceux-ci étaient forcés d’être regroupés ;
  • Au final, personne n’a été « sécurisé », et il n’y a pas eu d’attentat terroriste (raison officielle de l’interdiction de manifester), mais nous avons été gazés, matraqués, interpelés violemment. L’État capitaliste n’a pas protégé ceux qui sont morts il y a deux semaines, il a alimenté cette dynamique de diverses façons, et maintenant il réprime ceux qui contestent ses mesures « terroristes » policières illégitimes (puisqu’exercées vis-à-vis de gens étrangers au terrorisme islamiste), en plus de critiquer légitimement un système écocide.

La « pensée radicale » ne doit pas abdiquer en ces temps de mystification idéologique sécuritaire nationaliste-militariste, elle doit continuer de se dresser contre un système écocide et un État liberticide. Cent ans après l’armée allemande (Ypres), 70 ans après l’Allemagne nazie (Shoah), l’État français gaze ses « ennemis », ceux qui s’opposent à sa répression militaire et à son rôle au sein du capitalisme écocide. Espérons que, contrairement aux Allemands de 1933-1945, l’immense majorité de nos « concitoyens » ne laisseront pas enterrer nos rares « libertés démocratiques », et qu’ils reconnaîtront plutôt en nous des résistants au totalitarisme capitaliste-étatiste sans cesse plus oppressant et plus destructeur. Merci.

PS : N'oublions pas nos camarades arrêtés violemment ! 174 gardes-à-vue !

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