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Pensée radicale

Pensée radicale

Une pensée radicale est une pensée allant jusqu'aux racines des problèmes afin de résoudre ceux-ci


LA « MUSIQUE » CONTEMPORAINE, STADE SUPRÊME DE L’ABOLITION CAPITALISTE DE L’ART MUSICAL

Publié par A. Campagne sur 20 Juillet 2015, 19:37pm

Catégories : #Philosophie-Penseurs-Pensées

LA « MUSIQUE » CONTEMPORAINE, STADE SUPRÊME DE L’ABOLITION CAPITALISTE DE L’ART MUSICAL

La « musique » contemporaine, stade suprême de l’abolition capitaliste de l’art musical[i]

La musique-art, expression musicale (c’est-à-dire expression destinée aux sens de l’ouïe, au moyen d’une instrumentation et du chant) d’une subjectivité authentique, est devenue progressivement, en raison d’un appauvrissement des subjectivités « musicales » (« créatrices » comme « contemplatrices », c’est-à-dire, désormais, productrices comme consommatrices), résultat d’une diminution des possibilités d’expériences subjectivement enrichissantes (amour, contemplation esthétique, dérives), d’une spectacularisation[ii]-aliénation de notre écoute et de notre danse (devenues mimétiques), d’une marchandisation a priori des productions musicales (produites comme marchandises) et d’un sur-développement (relativement aux possibilités d’expression musicales d’une subjectivité authentique, en diminution) des possibilités techniques « musicales » (mixage, masterisation, bruits électroniques)[iii], toutes issues du dynamisme destructeur du « sujet-automate » capitaliste, une production de « formes vides » (Jappe) de sens et de subjectivité authentique, véritable nivellement des consommateurs (et des producteurs) vers une expérience standardisée, de « masse atomisée » (Vassort), totale-totalitaire (rave party, techno, disco), tendanciellement technologique[iv], de marchandises "musicales".

Sortir du capitalisme, ou barbarie "musicale".

A. Campagne.

[i] Pour une critique plus ancienne, voir Adorno, Theodor W., Le caractère fétiche dans la musique, Paris, Allia, 2001.

[ii] Debord, Guy, La Société du Spectacle, Paris, Folio, 1992.

[iii] Cette réflexion est inspirée largement par Jappe, Anselm, L’avant-garde inacceptable. Réflexions sur Guy Debord, Paris, Lignes, 2001.

[iv] La technologisation est une « compensation » vide particulièrement caractéristique non seulement des productions musicales (house, rap, R’nB…) mais également des productions cinématographiques, devenues des mises en scène stéréotypées-spectaculaires (au sens de Debord) ultra-technologisées (blockbusters américains). Là-dessus, voir F. Bousquet, « Les Blockbusters hollywoodiens des années 90, un discours cinématographique au service de la société technicienne ». Cahiers Jacques Ellul n°2, La Technique, Association internationale Jacques Ellul, 2004, p. 27-46.

LA « MUSIQUE » CONTEMPORAINE, STADE SUPRÊME DE L’ABOLITION CAPITALISTE DE L’ART MUSICAL

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