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Pensée radicale

Pensée radicale

Une pensée radicale est une pensée allant jusqu'aux racines des problèmes afin de résoudre ceux-ci


CHRONIQUE SPORT - AHMED AÏT MOUSSA

Publié par A. Aït Moussa sur 10 Juillet 2015, 16:06pm

Catégories : #Société

CHRONIQUE SPORT - AHMED AÏT MOUSSA

Penser et opérer une critique radicale sur une institution intrinsèquement capitaliste, à savoir l’institution sportive, voilà l'objectif que l'on se donne au travers de cette rubrique.

 

Pour éviter les non-sens, il semble nécessaire avant toute chose de bien préciser de quoi l’on parle: « le sport est [...] un système de compétitions physiques généralisées, universelles, ouvertes à tous, qui s'étend dans l'espace (toutes nations, tous les groupes sociaux, tous les individus peuvent y participer) ou dans le temps (comparaison des records entre diverses générations successives) et dont l'objectif est de mesurer, de comparer les performances du corps humain conçu comme puissance sans cesse perfectible ». Cette définition de Jean-Marie Brohm permet de ne pas mélanger torchons et serviettes. Le sport n’est pas un jeu, il n’a également rien à voir avec l’Antiquité comme pourrait le prétendre Pierre de Coubertin et ses « Jeux Olympiques », il n’a rien d’un amusement, rien d’éducatif, il ne permet pas de lier les peuples, d’améliorer la santé des employés etc...

 

Historiquement, l’institution sportive jaillit durant le 19e à partir de la société victorienne et de fait, ne prône rien d’autre que la lutte de tous contre tous, la haine de l’Autre et la destruction de la vie. Nous verrons alors, entre autres, que le processus d’auto-développement de l’individu à partir du monde que prône par exemple la culture devient avec le sport un processus d'auto-répression au travers d’une abstraction qui a pour nom « performance ». Pourtant, cela ne semble pas déranger les apologistes du sport et son VRP de luxe Pierre de Coubertin pour qui «la tendance du sport est vers l’excès […] c’est son inconvénient au point de vue de l’équilibre humain, mais c’est aussi sa noblesse et sa poésie.»

 

C’est donc au travers du prisme du capitalisme, de notre contexte sociétal qu'une réflexion de l’actualité sportive devient intéressante. Entre les multiples violences sur et en dehors des terrains, en passant par l’énorme positivité du Tour de France s'étant auto-attitré « plus grand événement sportif gratuit au monde » pour mieux mitrailler le public de Cochonou© du haut de la caravane commerciale devançant les sportifs, jusqu'aux agissements mafieux de Sepp Blatter et sa clique au sein de la FIFA, ressort une idée fondamentale : loin de faire preuve d’une quelconque noblesse ou poésie, loin d’être victime de la médiatisation ou de la financiarisation, loin de subir les « déviances » de quelques individus, l’institution sportive, en tant que moteur du capitalisme, est par essence une tyrannie pour les hommes.

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