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Pensée radicale

Pensée radicale

Une pensée radicale est une pensée allant jusqu'aux racines des problèmes afin de résoudre ceux-ci


UN SPECTRE HANTE L’EUROPE : CELUI DE L’EXTRÊME-DROITE (CRISE DU CAPITALISME & MONTÉE DE L’EXTRÊME-DROITE)

Publié par A. Campagne sur 25 Mai 2014, 18:52pm

Catégories : #Actualités

UN SPECTRE HANTE L’EUROPE : CELUI DE L’EXTRÊME-DROITE (CRISE DU CAPITALISME & MONTÉE DE L’EXTRÊME-DROITE)

Un spectre hante l’Europe : celui de l’extrême-droite. 25 % en France (Front National 1er parti de France), 23 % au Danemark (parti anti-immigration), 20,5 % en Autriche (parti d'extrême-droite fondé par un néo-nazi), 15 % en Hongrie (Jobbik, parti néo-nazi, à 20 % néanmoins aux dernières législatives), 12 % aux Pays-Bas (parti anti-immigration), 9,3 % en Grèce (Aube Dorée, parti néo-nazi), 7 % en Pologne (parti nationaliste de droite dure), 6,5 % en Allemagne (droite conservatrice/populiste plutôt qu'extrême-droite), … La crise du capitalisme engendre quasi-mécaniquement une montée de l’extrême-droite, c’est-à-dire du populisme régressif, comme celle de 1929 avait permis à Hitler d’arriver au pouvoir en Allemagne, son parti passant de 2,6 % en 1928 à 37,4 % en Juillet 1932 … Nous ne devons pas opposer un illusoire « front républicain » à l’extrême-droite, mais une sortie du capitalisme qui génère cette crise « économique » mais également (et surtout) anthropologique (régression psychologique des « électeurs »).

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Gros Pöl 01/06/2014 19:32

Ahhh j'avais pas vu ton message plus haut. L'Union Européenne est une institution capitaliste comme un autre, certes!
Le bloc eurasiste sera aussi une institution capitaliste, elle prendra seulement une autre forme, mais pas celle de l'URSS. Et je suis tout particulièrement intéressé par ce côté de l'histoire... en revanche je ne te suis pas sur la nation. Je suis très attaché aux valeurs et à la culture de chaque ethnie. On peut rêver d'Utopie mais il faut aussi saisir le mouvement des choses... qui se résume en gros à la survivance de la Société du Spectacle.

A. Campagne 02/06/2014 13:36

Le bloc eurasiste sera automatiquement construit autour de Moscou (puissance régionale quasi-hégémonique), comme l'URSS, avec une autonomie interne relative, comme en URSS. La différence sera probablement assez faible ...
L'ethnie est un concept biologico-social, donc potentiellement racial : attention. Le nationalisme, historiquement, n'a guère donné de bons résultats que défensifs (l'URSS entre 1941 et 1945), mais certainement pas comme force sociale dominante (nazisme, impérialisme américain ...). La culture est importante, sans aucun doute : mais distinguons celle-ci d'un nationalisme-ethnicisme plutôt problématique comme on l'a vu en ex-Yougoslavie ...

Pavel Cel Mare 30/05/2014 21:30

Sinon Anselme Jappe en a parlé de lors de sa conférence, il a dit que le populisme des extrêmes ne ressemblaient en rien aux fascisme de l'entre deux-guerre, car la notion de sacrifice de l'individu au nom de la nation avait disparu.

A. Campagne 01/06/2014 12:22

C'est effectivement une modification structurelle importante, d'où ma non-utilisation du concept de fascisme. Attention néanmoins aux survivances toujours présentes et aux résurgences toujours possibles, comme au sein de l'extrême-droite nationaliste hongroise. Il est clair, cependant, qu'il y a un monde entre fascisme et Front National.

Pavel Cel Mare 29/05/2014 12:44

Excuse-moi pour les fautes d'orthographe.
Outre le danger que peut représenter l'éveil "ethnique" d'une nation, l'analyse peut aussi se porter sur la conscience "nationale" face aux pseudo anti-racistes de l'UE. Prends l'exemple de la Roumanie et tu verras que c'est le même constat que les autres parties: le PSD, équivalent du PS en France, est arrivé premier avec près de la moitié des votes. Mais si l'on regarde leur slogan, "mandri sa fim romani" (fiers d'être roumains), c'est incontestablement un slogan nationaliste qui serait vu comme fasciste en France ; or, si le PSD est vendu à l'Europe, pour se faire élire ils ont bien compris qu'ils devaient jouer sur les sentiments nationaux des roumains !! donc, l'effet-pouvoir du slogan compte plus cette fois-ci que le programme (se vendre à l'UE) ; et le tournant de 2014 consiste précisément en ce qu'il y a 5 ans l'opinion était plutôt "tous vers l'Europe!!"; alors qu'à présent il y a plus d'envie d'un retour à la nation souvereine (+ en Bulgarie: mouvement pour les bulgares en 2ème position). L'effet de tous les extrêmes peut être destructeur, mais indique que globalement, en Europe, les gens en ont raz-le-bol des technocrates de l'UE. Mais cela ne prouve-t-il pas aussi qu'une vraie Europe des Nations est possible au lieu d'un URSS-ectoplasme auquel on a le droit, maintenant, sans respect de chacune des nations par une législation policière et barbare? La barbarie n'est pas du côté que l'on croit.

A. Campagne 29/05/2014 22:07

Ma bibliographie :
Antisémitisme et national-socialisme de l’historien des idées Moishe Postone, essentiellement.
La seule alternative serait un parti d’extrême-droite (sans doute pas néo-nazi, quoiqu’en filiation plus ou moins directe avec Les Croix Fléchées, néo-nazies sans aucun doute) http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fd.ibtimes.co.uk%2Fen%2Ffull%2F422961%2Fmembers-jobbik-attend-inauguration-ceremony-hungarian-guard-budapest-reuters.jpg%253Fw%253D433%2526h%253D343%2526l%253D50%2526t%253D50&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.ibtimes.co.uk%2Fneo-nazi-leader-csanad-szegedi-jobbik-converts-516616&h=341&w=431&tbnid=B1kWhQPFrUC-WM%3A&zoom=1&docid=c6hjxM89nDpCaM&ei=z46HU5-rGYWY0AXu3YHgCg&tbm=isch&client=firefox-a&iact=rc&uact=3&dur=379&page=2&start=16&ndsp=22&ved=0CHEQrQMwFA ?
L’Union Européenne est certes un problème, mais à l’échelle du désastre capitaliste actuel (crise écologique, avilissement psycho-anthropologique, marchandisation du monde, obsolescence des êtres humains comme travailleurs …), qu’est-ce que l’Union Européenne, sinon une institution capitaliste parmi d’autres (certes, particulièrement puissante, mais rien de plus) ? Rêvons donc d’une Eurasie, résurgence de l’URSS, avec une « grande nation hongoise » en son sein : cette Eurasie n’est, comme l’URSS, en rien une alternative au capitalisme, tout juste une autre forme de capitalisme dont j’avoue avoir des difficultés à saisir l’avantage. Sauver l’ethnie hongroise ? Quelle ambition ! Et à terminologie raciste (au sens propre, pas forcément péjoratif) … Nationalistes, anti-racistes : deux mouvements altercapitalistes qui ne m’intéressent guère si l’on vise une société post-capitaliste et non l’utopie nationaliste-ethniciste des eurasistes ou l’utopie européiste-libérale des pro-européens … Le nationalisme-souverainisme est une idéologie de bas étage, comme l’européisme d’ailleurs, c’est sûr : ça n’apportera rien de particulièrement positif, même s’il est vrai que son contraire dialectique en place non plus. L’Europe des Nations ou l’Union Européenne ? Peste ou choléra … La barbarie est des deux côtés en réalité, tout simplement.

Pavel Cel Mare 29/05/2014 12:19

Analyse trop courte Armel ! J'aimerais une bibliographie. Certes, le parallèle avec la montée des extrêmes dans l'entre deux-guerres est intéresant, mais il faut aussi voir le concept de "nation" et ce que signifie "nationnalisme". Prends l'exemple de la Hongrie, toute différente de la France. La Hongrie a connue une forte occidentalisation dans les années 80 pour faciliter la chute du communisme, avec l'arrivée au pouvoir, par la suite, du Fidezs, l'équivalent alors de l'UMP, mais il faut savoir qu'à l'époque Orban était un jeune con obsédé par le "american way of life", et a voulu faire de la Hongrie une nouvelle Autriche (1998-2002)puis, quand il a vu la catastrophe, la perte de l'âme hongroise vers 2010 au sein de la décadente UE, il a voulu faire tout de suite marche arrière, en adoptant une tactique type FN. C'est là que le problème intervient : les médias occidentaux, ces blaireaux au service des technocrate européens, ont vu en Orban un espèce de dictateur, en réalité Orban ne peut rien faire!! Pourquoi? Parce qu'il est tenu comme tout le monde par des oligarques qui veulent conserver leur argent, et en réalité le premier ministre hongrois voudrait bien tout de suite sortir de l'UE. Bref, la seule alternative pour la Hongrie, c'est le Jobblik, qui n'est pas "neo-nazi" comme on voudrait bien nous faire le croire mais, somme toute, contient en son sein une politique agressive vis-à-vis de l'Europe, et d'ailleurs le grand rêve du Jobblik, c'est de faire à la fois une grande nation hongroise allié de la future Eurasie (seul espace qui se respectera ethniquement) ; tandis que Orban, pour conserver le primat du Fidesz par scrutin, délivre des passeports hongrois aux magyars de Roumanie, donc en réalité en Hongroie le Jobblik et le parti socialiste sont plus populaires que l'on ne croit ; et, qui plus est, les gens à Budapest se respectent un peu plus concernant leurs différentes opinions politiques. Nous devons bien sûr adopter une aptitude anti-capitaliste, mais de circonstance, seule le Jobblik pourrait sauver tout ce qui reste de l'ethnie hongroise. C'est un cas particulier mais l'amalgame est de ranger tous les extrêmes dans une même lignée.

Sonia Campagne 26/05/2014 12:05

Merci pour cette analyse dont tu expliques les causes inlassablement et depuis quelques temps déjà de ta jeune existence. Ce système a engendré un degré de destruction et de barbarie bien rodée administrativement, je n'ose penser ce a quoi cela pourrait aboutir si nous ne le changeons pas maintenant. Pourquoi n'avons nous pas soutenu ceux qui sont à l'origine de OWS? Pardon. Nous sommes aveuglés par le court terme.

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